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L'agriculture positive!

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À la rencontre de nos clients...

Il y a quelques semaines, accompagnée d'une collègue du Syndicat des producteurs de bovins de la région et de quelques producteurs, j'ai fait la tournée des marchés publics de l'Abitibi-Témiscamingue. En fait, cinq arrêts pour aller à la rencontre des consommateurs, pour leur parler de notre production, de nos réalités et de nos défis. Cinq fois une occasion en or d'entendre les préoccupations de nos clients, car bien souvent on oublie qu'au final, ce sont eux qui ont le dernier mot par le geste de mettre ou non le paquet de viande dans leur panier d’épicerie.

À la rencontre de nos clients  via #agrimom

Voici Élizabeth entourée de 2 producteurs qui écoute les préoccupations des gens au Marché public de Rouyn-Noranda !

J'ai trouvé l'expérience fort enrichissante. J’ai fait surtout certains constats. En tant que producteurs ou productrices agricoles nous ne devons pas seulement crier haut et fort ce qui ne va pas, chose à laquelle nous sommes assez bons. Il faut informer nos clients quand ça va bien et c’était exactement le but de notre opération dans les marchés publics. Force est de constater que ça valait la peine. De nombreuses personnes rencontrées avaient évidemment constaté que le prix du bœuf avait augmenté de manière très substantielle à l'épicerie, certaines nous faisant même l'aveu qu'elles n'avaient plus les moyens d'en acheter autant qu'avant. Ce qui tracassait particulièrement les personnes rencontrées, c'est qu'elles n'avaient pas l'impression que les producteurs recevaient leur juste part. C'est vrai qu'on s’est souvent exprimé dans les médias pour dire que le premier maillon de la chaîne ne recevait pas sa juste part mais ce n'est pas le cas en ce moment. Le prix du bœuf est élevé à l'épicerie, il l'est aussi lorsque nous vendons nos animaux. À ce jour, les éleveurs de bovins sont rémunérés pour le produit qu'ils font et pour le travail qui est demandé. Nous en sommes bien contents et je crois qu'il faut le dire. Le prix payé est moins amer lorsqu'on sait que le producteur reçoit sa part.

Vous verrez au fil du temps que je ne parle pas souvent des productions que je ne connais pas. Je ferai simplement une petite parenthèse concernant le défi auquel les producteurs sous gestion de l'offre sont soumis à l'heure actuelle. On entend beaucoup les producteurs mentionner qu'il faut à tout prix conserver la gestion de l'offre, qu'elle ne doit pas être cédée dans le cadre d'échanges commerciaux, je fais ici référence aux négociations en cours pour le Partenariat Trans Pacifique (PTP). Je comprends leurs craintes. Par contre, je ne suis pas certaine que tous leurs clients, c'est-à-dire les consommateurs, comprennent bien les bienfaits de la gestion de l'offre lorsqu'ils achètent du lait ou des œufs. À la lumière de mon expérience des dernières semaines, je crois qu'il faudrait aller à la rencontre des gens pour leur expliquer simplement les enjeux, de sorte qu’ils comprennent mieux et soient suffisamment informés pour bien supporter les producteurs en cas de besoin. Finalement, je pense que le public ressent beaucoup plus de sympathie de cette manière que par des protestations comme l’ont fait les agriculteurs français ces derniers jours, malgré le fait que leur exaspération est bel et bien louable.

 

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