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L'agriculture positive!

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Agronome d’asphalte!

D’où me vient ma passion pour l’agriculture? Comme j’ai répété souvent durant mon parcours, probablement de mon père et mon grand-père. Étant enfant nous allions à la fermette de bovins de boucherie de mon grand-père. Mon père allait entretenir le jardin familial. Moi, bien sûr, j’allais voir les vaches avec des queues de carotte et de navet! Elles m’aimaient bien… Je jouais dans le ruisseau pour trouver des têtards et pourquoi ne pas manger des framboises sur le chemin?

Agronome d’asphalte #agrimom

Par la suite, ayant à choisir mon domaine d’études, l’agronomie m’intéressait particulièrement. Tellement de choix de carrière et d’étude : les sols, la gestion, les plantes, les animaux. J’ai vite compris qu’il ne fallait pas dire que je venais de la ville, sinon on me catégoriserait d’agronome d’asphalte qui ne fait pas la différence entre du soya et de la poulette grasse. La ferme de mon grand-père m’a aidé à m’ouvrir des portes : dans les études, dans mon travail et même à l’achat de notre ferme!

Dès l’achat de notre première maison (en ville), mon conjoint et moi cherchions une ferme en vue d’en vivre. Pas facile pour deux jeunes n’ayant pas de parents ayant une ferme, pas d’expérience et pas d’argent. Après quelques démarches et plans d’affaires infructueux, nous avons décidé de nous organiser seuls… Après plus de 10 ans de recherches et de démarches, nous avons découvert notre site de production, à St-Jean-Chrysostome, un endroit superbe, presque en ville, qui nous a séduits.

Nous sommes donc à bâtir notre ferme, qui n’avait pas de bâtiment approprié, pas de machinerie et des terres non drainées. J’ai donc trois chapeaux : mère de deux enfants, je travaille neuf mois à la financière agricole et je suis productrice agricole. Nous sommes spécialisés dans la production de légumes maraîchers : la production de paniers de légumes hebdomadaires. Nous en sommes à fournir 50 familles cette année. Nous avons construit une serre, un kiosque, acheté un tracteur et quelques machineries et nous nous bâtissons une clientèle, pierre par pierre. Nos produits sont cultivés avec très peu de pesticides et avec beaucoup « d’huile de bras ». Avec nos deux enfants, notre conscience environnementale est très forte et nous ne voulons pas leur faire manger de produits toxiques.

Je suis très heureuse de pouvoir faire profiter mes enfants du grand air, de leur expliquer le monde agricole et la nature afin qu’ils voient tout le travail qui est fait avant de pouvoir consommer un produit. Et nous sommes bien fiers de pouvoir nourrir et éduquer les gens avec nos produits frais et de qualité! Il nous reste encore bien du chemin à faire, mais le plaisir de voir notre clientèle heureuse de manger de si bons produits nous pousse à continuer. Au plaisir d’échanger avec vous!

Annie Drolet pour Cultures Bonne-Terre

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