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L'agriculture positive!

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Les blessures à la ferme : CSST, arrêt de travail…pas le temps!

Milieu juin. On fait du foin, le temps est compté et la température nous joue des tours. Nous sommes deux employés sur notre ferme, mon mari et moi, à s’occuper d’un troupeau de 50 vaches laitières. Mon mari doit même travailler pour un autre producteur laitier pour mettre du pain sur la table. Les journées sont très longues et les nuits de sommeil très courtes… Surtout avec quatre filles à la maison!

Mon mari fait du foin chez son employeur, il lui reste quatre heures de travail avant que l’on puisse partir faire notre train. Le téléphone sonne, c’est lui qui m’appelle pour m’annoncer qu’il s’est foulé la cheville en sautant de la remorque. Pas question d'aller à l'hôpital on a un train à faire!

Histoire de la vie à la ferme #agrimom

Trois heures plus tard il arrive escorté de son patron. Il avait une tendance à pencher vers la gauche tellement il avait de la difficulté à marcher. En mon for intérieur je me suis dit qu’il ne pouvait évidemment pas traire comme ça. L’orgueil d’un homme étant ce qu’il est, il est venu quand même à l’étable. Il en est venu à la même conclusion que moi, appeler son petit frère Antoine à la rescousse pour se rendre à l’urgence.

Finalement à l’hôpital on lui diagnostique une entorse. Évidemment ça ne l’empêche de travailler les jours suivants : fichus cultivateurs ils n’en font qu’à leur tête et n’écoutent pas les conseils des médecins!

Après une semaine, quand mon mari s’est enfin remis sur pieds de son entorse, ce fut mon tour de payer les frais de mon inexpérience. Il ne restait que deux voyages de foin à faire, j’agrippe une balle de foin par la corde pour la lancer dans le monte-charge... La corde cède, je tombe à la renverse! Je m'appuie sur mon bras gauche pour éviter la plus grosse partie du choc et « crac »! Je subis ma première fracture à vie, à 34 ans. J’aurais aimé avoir droit à un plâtre, mais c’était si mal cassé que j’avais besoin d’une opération.

 

Pendant les 14 jours qui ont séparé ma chute et mon opération, j’ai évidemment été travaillé à l’étable! Je me suis mis un atèle et j’ai travaillé à une main : pelleter du fumier, nourrir les veaux, conduire le silo! Tout ce que je pouvais faire pour réduire la tâche de mon mari je l’ai fait!

Après mon opération, le médecin m’a donné huit semaines d’arrêt… qui se sont transformées en deux semaines! Pas de danger que je m’éloigne de mes vaches pendant si longtemps! Je continue donc de travailler à une main; quand on possède une ferme le seul temps où l’on ne travaille pas c’est quand on dort!

 

Plusieurs de mes collègues doivent se reconnaître dans mon histoireMême enceinte on va quand même à la ferme… car on aime notre métier!

La conception de l’agriculture : lunettes de ville, lunettes de campagne

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