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L'agriculture positive!

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Chez papi et mamie à la ferme

J’ai grandi sur une ferme. Je recommence : j’ai la chance d’avoir grandi sur une ferme. J’ai souvenir des grands espaces, d’un terrain de jeu à ciel ouvert et d’un père très présent mais pas comme ceux de mes amis. Tout comme Annette, mon père non plus n’avait pas vraiment le temps de m’aider à faire mes devoirs ou de jouer avec moi durant des heures le soir. Je n’en ai jamais souffert, loin de là et aujourd’hui je suis fière de faire découvrir à mon tour le bonheur de vivre à la campagne à ma fille de 19 mois.

Crédit photo Maude Langevin

Tous les enfants aiment jouer dehors. La mienne y passerait 24 heures par jour chez ses grands-parents. Elle court sans limite, sans restrictions (sauf la broche électrique!) à sa guise, aussi loin qu’elle veut. Elle sait qu’ici aux repas, on voit des vaches à travers les fenêtres. Aussitôt qu’on arrive elle cherche le chien. Elle réclame le bébé chat, que mamie a soigneusement été chercher pour elle dans une autre ferme. Même si c’est l’heure de diner ou de la sieste, papi la kidnappe toujours pour un long tour de VTT. Il n’a jamais autant prétexté qu’il devait vérifier l’état de ses clôtures que depuis qu’il est grand-papa. Il l’assied dans son gros tracteur stationné, lui fait toucher les boutons, klaxonner! C’est ça le bonheur!

Serez-vous étonnés d’apprendre que son jouet préféré est la petite ferme? Elle connait depuis longtemps tous les sons et tous les noms d’animaux. Ici on ne joue pas à la princesse, on joue au mouton et au cheval!

Chez papi et mamie à la ferme | Agrimom

Crédit photo Maude Langevin

À la ferme ça sent bon, les journées sont remplies, on se couche avec une bonne fatigue! Les voisins se saluent, s’entraident. Et par voisin, je veux dire le rang au complet! Ce n’est pas rare que l’arrière grand-papa se berce chez lui, contemplant la belle vue que nous avons de notre coin de pays en Estrie. Il s’arrête aussi en revenant de la ville, bien content de voir sa nouvelle petite, tristement exilée à Québec. À la campagne si on veut faire un feu, il y a du bois pas bien loin. Si on veut manger de la bonne viande de qualité, il y en a dans le congélateur. Si on veut marcher, jogger on n’attend pas la lumière pour piétons à chaque intersection. Ça sent le blé frais coupé, l’ensilage, l’humidité de la rosée en fin de journée qui oblige à emboiter le pas les jours de foins.

J’ai hâte que Flora nous demande d’aller à la ferme. J’ai hâte qu’elle raconte à la garderie tout ce qu’elle a vu de beau. J’ai hâte qu’elle exprime par des mots tout le bonheur qu’on voit dans ses yeux depuis déjà plusieurs mois.

Je suis fière et chanceuse d’être une fille de campagne et de pouvoir moi aussi transmettre cette passion à mes enfants.

Il y a 49 ans lors de mon mariage…

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