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L'agriculture positive!

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Mais...pourquoi?

Déjà en troisième année du primaire, je clamais haut et fort, du haut de mes huit ans que moi aussi, plus tard, je serais capable de traire les vaches et conduire de gros tracteurs, tout comme mon papa.

Des dizaines de fois au fil des ans, j’ai dû expliquer en long et en large à mes professeurs, à des amis, à des amis de la famille, et autres pourquoi une fille comme moi (c’est-à-dire, qui réussit très bien à l’école), allait se « couper de toutes ses possibilités » pour, finalement, aller « gratter du fumier ».

Mais... Pourquoi j'ai choisi l'agriculture | #agrimom

Pourquoi?

Parce que c’est une façon remarquable de m’épanouir, d’aller au bout de mes capacités. Parce que je ne m’imagine pas assise dans un bureau tout au long d’une journée… Bien au contraire, j’ai besoin d’espace, de nature et surtout, je veux voir les fruits de mon travail dans l’immédiat. J’ai choisi ce métier parce que c’est celui qui me permettra de me dépasser chaque jour, c’est celui qui me conduira au bout de mes rêves, qui me donnera l’impression de ne pas travailler un seul jour de ma vie. Parce que pour moi, être agricultrice, exploitante et dirigeante d’une entreprise laitière, ce n’est pas qu’un métier, qu’une profession parmi tant d’autres : c’est une passion, un rêve qui s’est dessiné dans mon imaginaire pendant près de 20 ans. Très jeune déjà je suivais mon père dans ses nombreux déplacements pour la ferme, en m’imaginant moi aussi, un jour, au volant de ces gros engins afin de nourrir le monde. Un rêve qui n’a fait que grandir en même temps que moi. Et je réalise que, bien malgré moi, j’ai choisi le plus beau métier du monde…

Mais... pourquoi je suis agricultrice | #agrimom

Un métier où je peux être ma propre patronne, où les horaires changent au gré des saisons. Une profession où je peux m’épanouir pleinement, tant physiquement que psychologiquement. Un travail qui me permet de toucher à tout, ou presque; de l’entretien de la machinerie à la comptabilité, en passant par les soins aux animaux, incluant la traite et l’alimentation, et la gérance de l’entreprise. Mon métier me permet de me dépasser au quotidien, m’oblige à donner le meilleur de moi-même chaque jour… Le sentiment du devoir accompli, en regardant ruminer mes vaches, ou simplement en observant un champ de céréales qui commence doucement à pousser, voilà pourquoi j’ai choisi cette profession.

Aujourd’hui, j’ai 27 ans, trois enfants et je représente depuis un peu plus de quatre ans, la sixième génération Coulombe à exploiter le même lopin de terre du Bas-du-Fleuve. Je réalise au quotidien tout ce qui me trottait dans la tête il y a déjà plusieurs années, tout ce que mon imaginaire de petite fille pouvait créer. Malgré les embûches, les horaires parfois contraignants pour l’organisation familiale, les longues heures à travailler, malgré tout… Je ressens une immense fierté de poursuivre cette tradition familiale, à honorer la mémoire de ceux qui ont foulé ces terres avant moi. Je suis encore et toujours persuadée que j’ai fait le bon choix, que c’est pour l’agriculture que je suis faite et que c’est dans ce monde-là que je veux voir grandir mes enfants. Que rien ni personne n’aurait pu, et ne pourra, me convaincre que ce domaine, que ce mode de vie, n’est pas fait pour moi. Parce que si ma grande fille est tombée dedans quand elle était petite, c’est sans aucun doute parce que j’y étais trempée depuis toujours, moi aussi.

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