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L'agriculture positive!

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On ne sort pas la campagne des filles aussi facilement !

Mon billet d’aujourd’hui est assez particulier, ou devrais-je dire notre billet. Dans mon dernier texte, je vous disais que je suis la cinquième de six filles et je vous expliquais comment mon père a laissé sur chacune d’entre nous une empreinte bien particulière à travers son métier et sa passion. Dans celui-ci, chacune de mes sœurs a écrit comment l’agriculture a marqué son enfance ou marque encore sa vie aujourd’hui. Bien qu’elles n’aient pas choisi de reprendre la ferme familiale et de faire de l’agriculture leur métier, leurs origines agricoles sont toujours bien ancrées en elles. Bonne lecture!

Les soeurs d'Annette - Agrimom

Dès mon enfance, l’agriculture m’a appris à apprécier l’odeur du foin fraîchement coupé, à affectionner mes cinq sœurs spécialement pour partager les corvées, mais surtout à savourer les journées de pluie, synonyme de repos et de quiétude. Aujourd’hui, l’agriculture signifie pour moi l’entraide, le dépassement et la reconnaissance. Elle nécessite travail, patience, persévérance et passion. Pour demain, j’aspire à transmettre ces valeurs à la prochaine génération afin qu’elle découvre, elle aussi, la satisfaction qu’apporte l’accomplissement et qu’elle puisse ainsi façonner sa vision de l’agriculture de demain.

- Michèle, #4

 

Mes souvenirs d’enfance à la ferme… de A à Z!

Mon enfance à la ferme… tellement de souvenirs! Pour essayer de résumer tout ça, j’ai décidé de prendre chaque lettre de l’alphabet et d’y accoler le ou les premiers mots qui me venaient à l’esprit. Voici ce que ça donne : Animaux – Bonheur – Chatons – Décharger (le foin bien sûr!) – Expositions – Famille!!! – Génisses (on en a passé des heures à tourner en rond!!) – Holstein (What else? J ) – Igloo a veau – Jeunes Ruraux – Kubota (RIP; il était plus vieux que moi!) – Lait – Mouches!!! – Nature – Orge – Potager – Quadriceps (ces muscles qui travaillent si fort quand on trait en stabulation entravée) – Rires – Sœurs (que serais-je sans elles?) – Tracteur – Urbain (ou plutôt « Pas Urbain ») – Vaches (Ou devrais-je dire Victoria?) – Walkman (ce qu’on avait avant que la radio existe dans les tracteurs) – Xylophone (Aucun lien, mais il y a pas beaucoup de mots en X!! J) – Y fait vraiment frette pour nourrir les veaux dehors l’hiver! – Zen! –

- Débora, #3

 

Mon enfance sur une ferme se résume à tout faire le mieux possible. À première vue, faire « le train des taures » ça semble facile et juste une corvée comme une autre. Mais c’est bien plus que ça. J’avais beau n’avoir que huit ans, j’avais la responsabilité d’une cinquantaine d’êtres vivants. C’est moi qui avais en charge leur bien-être. J’étais petite, mais j’ai bien vite compris que j’avais le devoir de prendre soin de ces animaux du mieux que je le pouvais. J’ai appris à être efficace afin que chaque bête ait tout ce dont elle a besoin, sans que rien ne soit gaspillé et ce, dans le meilleur délai possible. J’ai appris à gérer mon temps, à calculer la nécessité de chaque pas, chaque action que je faisais.

Nathalie, #6

 

Je devais avoir 8 ans, ma sœur 7. Le dimanche soir, pour « aider » notre père, on allait nettoyer la petite étable de six taures. Et on jouait à un jeu : chacune des taures pouvait faire maximum un « numéro 2 » pendant notre temps de travail… ce qui n’est jamais arrivé, nettoyer l’étable nous prenait toujours pas mal plus de temps!!

Mais ce qu’on pouvait être fières ces soirées-là : on était les aides indispensables de notre père, on contribuait au succès de notre ferme! Ce n’est que bien des années plus tard, qu’on a réalisé que ce n’est certainement pas pour notre efficacité que notre père nous demandait de l’aider. L’agriculture nous a appris jeunes que le travail n’est pas juste une corvée, que l’entraide est la plus belle qualité d’une équipe et qu’avec de la persévérance et beaucoup de volonté notre travail serait récompensé. Merci!

- Miriam, #1

 

J’ai eu la chance d’être la deuxième, juste après l’ainée super débrouillarde qui savait tout faire. Alors, j’ai pu m’en tirer avec une fourche et une pelle sans apprendre à conduire un tracteur, traire les vaches et toutes les autres choses stressantes impliquant des machines. Au grand désespoir de mon père, j’ai même ramené un gars de la ville. Mais les gènes agricoles sont forts. Aujourd’hui, j’ai un grand qui refuse de boire du lait qui sort d’un sac de plastique ou qui est partiellement écrémé parce que « ça goûte pas comme chez Annette ». J’ai aussi un petit de sept ans qui aime bien conduire le tracteur pour pratiquer une génisse. À Noël passé, j’ai même appris à traire. Comme quoi la terre finit toujours par rappeler ses enfants rebelles.

- Éliane, #2

On ne sort pas la campagnes des filles aussi facilement!

L’agriculture fait pousser des rêves

Se marier à la ferme