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L'agriculture positive!

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Et que le travail commence!

Et que le travail commence!

Mais par où commencer? Un des plus beaux cadeaux à se faire, c’est le temps; le temps d’observer, d’échanger, de lire, de prendre des cours, et d’observer encore. Voilà le cadeau que je me fais une deuxième fois dans ma vie.

Je me présente un peu. Il y a environ 13 ans, j’ouvrais un petit magasin de fromages et trouvailles culinaires. C’est à travers le temps qui me fût donné à l’époque (et que je me suis organisée pour avoir) qu’a pris forme ce qui allait devenir mon île de bonheur. C’est dans la préparation que ce rêve devint réalité. J’ai fait la rencontre de producteurs et productrices d’un peu partout au Québec : fromagers, agriculteurs, transformateurs, distributeurs et commerçants. C’est à travers nos échanges que vint l’amour d’offrir ce que je considérais le meilleur de nous-mêmes.

Les années ont passé avec leur lot de défis et de joies. Ayant vendu, je suis retournée au « travail ».

Ma fille décida après maintes considérations d’entreprendre des études en gestion et techniques maraîchères. Inspiration! C’est beaucoup à travers elle que je me suis reconnectée avec le monde agricole.

Mon employeur m’a permis de prendre des cours en gestion agricole et par le fait même, de rencontrer plusieurs jeunes de la relève. J’ai été étonnée de la diversité des origines, envies et ambitions. Et surtout surprise du goût qu’ils ont d’adopter un mode de vie intimement lié à « la vie elle-même ». Cette vie pleine de sens car liée au besoin des plus essentiels : nourrir les autres.

Je sais que ce que je vous dis paraît assez idyllique. Ce que j’observe est un engagement à faire et à bâtir une vie autrement. Et cela, c’est très inspirant.

À chaque fois que l’on parle d’agriculture avec des gens de la ville (dont je fais partie), on entend toujours : « Hé que c’est dur cette vie-là! ». Et oui, ça peut être éprouvant et c’est physiquement et mentalement demandant. Mais la joie dans les yeux de ces jeunes alors que la saison avance et que les récoltes se font plus variées et abondantes en vaut la chandelle, de même que de voir le fruit (ou le légume!) de leur travail pour ensuite en profiter!

J’ai pris la décision de m’établir sur quelques hectares dans le Centre-du-Québec. J’y suis depuis la mi-juin et depuis... j’observe. Je prends le temps de regarder l’herbe des champs pousser, d’identifier les diverses mauvaises (!) herbes, d’étudier les bâtiments et leurs possibilités. Je m’affaire à réparer, peinturer, observer encore, lire et collecter de l’information, échanger avec quelques bonnes personnes du coin, visiter les fermes des environs et aussi, prendre le temps de prendre le temps. Imaginez le privilège.

Je suis consciente de la chance que j’ai – un luxe devrais-je dire – et j’ai l’intention de bien en profiter. J’essaierai de temps à autre de vous en donner des nouvelles et de vous partager des observations, rencontres et découvertes (merci Agrimom de m’accepter comme collaboratrice).

Je vous laisse sur ces mots et je m’en vais observer… des tracteurs ! 

« Faire les foins » : les joies et les peines!

« Faire les foins » : les joies et les peines!

Démystifions le panier de légumes