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La vie avec des ânes

La vie avec des ânes

Cette semaine, quelle belle surprise m’attendait lors de mon retour à la ferme? Notre Bella avait à ses côtés une magnifique petite ânelle (ânelle c’est pas un mot, c’est un ânon mais c’est elle la pro!) qui la suivait collée dans son flanc et tétant.

Depuis quelques jours nous faisions dormir Bella à l’intérieur dans un box parce que nous savions qu’elle allait bientôt avoir son petit…

À mon arrivée, la petite devait avoir à peine une heure de vie. Encore toute mouillée, mais solide sur ses pattes. C’est notre deuxième à naître à la ferme… Elle est née au champ! À peine une heure plus tard elle gambadait et sa maman lui apprenait les limites du champ.

Les autres ânesses et la petite Gaya d’à peine quatre mois, les observaient de loin, aucune ne s’approchait. Elles respectaient une certaine intimité, une zone sécuritaire pour ne pas inquiéter la nouvelle maman.

C’est juste magnifique! Cette petite ânelle est curieuse, court partout, saute, parfois elle fonce tout droit dans le mur, attirée par son ombre!

Élever des ânes et des ânesses est réellement un des grands plaisirs de la vie. Ces bêtes, qui selon certains ressemblent à de petits chevaux, n’en sont certainement pas. Ils possèdent leurs caractéristiques et tempérament propres. Là où le cheval est porté à fuir, l’âne reste immobile. C’est un animal très sociable qui aime le contact avec les humains, il est même souvent qualifié de pot de colle! Par contre, l’âne ou l’ânesse ne s’en remet pas si facilement à l’humain; il peut parfois paraître têtu mais il n’en est rien. Il est responsable de lui-même et se fie à son propre jugement en ce qui concerne sa sécurité. Il est donc possible qu’il refuse de suivre un humain peu importe ce que l’humain en pense ou en attend. Mais Avec le temps, le respect et de bons soins, aujourd’hui nos ânes et ânesses nous suivent partout, il peut parfois même être laborieux de s’en éloigner tellement ils insistent à nous suivre partout.

Nous sommes encore de jeunes éleveurs en apprentissage. Élever des ânes représente du temps, de la patience, des contacts et beaucoup d’observation. Il faut aussi trouver un juste dosage entre notre rôle et celui de la maman. Nous ne souhaitons pas nous substituer à la maman. Les bébés sont tellement faciles, ils apprennent très rapidement. Mais nous ne sommes pas dupes, nous savons que chez les ânes aussi l’adolescence comporte son lot de défis. La relation avec les ânes m’a happée droit au cœur, je ne m’y attendais pas du tout. Je ne pourrais plus me passer d’eux! C’est un métier incroyablement agréable. Ces bêtes-là ont vraiment un talent.

Ici à la ferme nous avons maintenant dix ânes dont sept ânesses, deux ânelles et un mâle en plus d’une production de plantes médicinales.

Notre premier bébé né à la ferme aura quatre mois d’ici quelques jours, nous pourrons alors nous permettre de traire la maman une à deux fois par jour selon les besoins du bébé. Avec ce lait, nous fabriquons des produits cosmétiques et des savons au lait d’ânesse.

Annie Larouche Co propriétaire de La Bardâne - Asinerie et plantes médicinales

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