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Le bonheur est à la campagne

Le bonheur est à la campagne

Je t’écris pour te dire que je t’aime que mon cœur qui voyage tous les jours — le cœur parti dans la dernière neige le cœur parti dans les yeux qui passent le cœur parti dans les ciels d’hypnose - Miron.

Mes hivers sont maintenant ceux de mes enfants.

Il y a 30 ans, mon frère et moi glissions sur une belle butte de neige au bout de la cour. Nous n’étions que deux. Cette petite montagne est maintenant le refuge de huit cousins et cousines. Le temps passe, mais le bonheur, lui, ne change pas.

Le bonheur est à la campagne - Agrimom

Chaque jour de cette vie au bout du rang me ramène à cette idée extraordinaire que mes petits se forgeront des souvenirs presque identiques aux miens. Une enfance que jalouse mon chum né loin de ce terrain de jeu immense qui s’offre à nous en ouvrant la porte.

Les hivers de notre campagne sont remplis de jours d’ennui comblés par des promenades dans la forêt des grands sapins, de poulet réconfortant dans la mijoteuse et de guimauves grillées sur le bord du feu. Le point culminant survient la fin de semaine où les trois-skis sont tirés à la queue-leu-leu par de gros moteurs, au grand plaisir des petits…et des grands.

Notre imaginaire familial est peuplé de Princesse Léa, d’Hermione et de Chase entourés de vaisseau de neige construit ici et là. Au loin,les petits s’imaginent une forêt d’Ewoks entourée de champs infinis de blanc pour lesquels seules les limites de leur imagination existent.

J’aime nos hivers pour la lenteur qu’elle donne à nos vies et pour ses jours de tempête où l’autobus n’arrive jamais dans le rang. Notre campagne, c’est l’impression de vivre en 1984 dans un épisode de la Guerre des tuques où la brunante nous oblige à rentrer. Ces journées qui se terminent en chocolat chaud et des enfants qui s’endorment plus tôt le soir venu.  

Le bonheur est à la campagne
Le bonheur est à la campagne

Mes enfants vivent dans un monde sans console, ni tablette pour lesquelles ils seraient prêts à s’entredéchirer. Loin de la ville, de ces magasins à quelques dollars et des samedis matins passés à l’aréna. Notre vie va à contre-sens. Nous avons consciemment choisi la direction opposée dans un one-way trop souvent emprunté.

Et si j’ai déjà pesté contre la neige, la campagne me rappelle à tous les jours à quel point je l’aime. Dans mon coin de pays hivernal chanté par les Leclerc et Vigneault, notre vie défile en première vitesse sans envie de shifter en deuxième.

Cette saison morte…tellement vivante!

Cette saison morte…tellement vivante!

Soutenons l’entrepreneuriat agricole!

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