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L'agriculture positive!

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Le gars de la ville qui fait son entrée en campagne

Le gars de la ville qui fait son entrée en campagne

J’ai grandi avec des sœurs. Chacune a son caractère et ses goûts. Bref, me voilà aujourd’hui avec quatre beaux-frères tous aussi différents les uns que les autres. Une fois de temps en temps, on a la chance d’avoir un ou deux de ces gentilshommes qui viennent nous aider à faire la traite. Aucun d’entre eux ne vient d’une ferme, dont deux viennent carrément de la ville, des vrais gars d’asphalte (ils se reconnaîtront, je n’en doute pas!) J’ai remarqué une similitude dans le développement de leur intérêt pour la terre et la ferme au fur et à mesure que le temps passe, bien qu’il y ait une bonne dizaine d’années qui sépare leur entrée respective dans la famille Santschi. Voici en résumé, les quatre phases par lesquelles le gars de la ville passe lorsqu’il fait son entrée en campagne:

1. L’étonnement

«Sérieux, il n’y a même pas de lampadaires! Comment tu veux voir où tu t’en vas?! C’est où ça les hautes sur mon char?!»«C’est donc bien grand ici! Tu ne vois même pas le bout de ta cour! Et puis, le voisin le plus proche si tu as besoin d’aide, il est où?! Un chemin de terre! C’est plein de trous! Ouin ok, c’est pas pire qu’en ville…»«C’est quoi cette bibitte là! Ouach! Ça pue donc ben! Faut pas les écraser?!»

2. La découverte

«Ok, cela fait que vous faites la traite deux fois par jour?! TOUT LE TEMPS!? Et puis comment ça commence à faire du lait une vache? Elles ont toutes un nom? Pourquoi quand je descends ici mon char a plein de petits picots noirs partout ? DES CROTTES DE MOUCHES!? NON!»

3. Le travail

«Je vais venir vous aider à faire le train à soir! Bien non, tes pantalons ne sont pas trop courts, j’aime ça avoir de la neige et puis de l’air frette qui rentre!» «Ok je suis prêt à faire le bain de trayons, mais si elles urinent ou défèquent sur ma tête, je ne remets plus jamais les pieds ici!»

4. Le potentiel d’investissement

C’est à cette étape précise qu’ils se rendent compte que l’avenir de notre province et de notre pays est dans l’agriculture. « Cela fait que le jour où le marché boursier plantera, je peux venir travailler ici? Bien oui, je serai le «manager», je m’occuperai de la vente, de la mise en marché, du troc!»«Ma femme fera le jardin, au moins ici on ne manquera jamais de nourriture!««Vous avez vraiment de la chance de posséder de la terre.»

Ils me font sourire depuis plusieurs années avec leurs commentaires, mais ils ont bien raison! Les agriculteurs que nous sommes avons bien de la chance de posséder de la terre et de pouvoir en tirer profit! Si plus de gens de la ville prenaient le temps de découvrir la campagne comme l’ont fait mes beaux-frères, ils comprendraient mieux l’importance de supporter les producteurs locaux en achetant leurs produits dans les supermarchés. Supportez l’agriculture d’ici!

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