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L'agriculture positive!

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Temps de repos et convalescence... la hantise de tout agriculteur!

Temps de repos et convalescence... la hantise de tout agriculteur!

Quelle que soit la nature de l’incident, petit ou gros bobo, rare sont les producteurs qui prennent le temps de guérison adéquat pour une bonne remise sur pied! Dans le milieu agricole, ça ne fait jamais partie de la solution, de ralentir le rythme! Et ici, on ne parle pas de toutes ces agricultrices qui ne connaissent pas ce qu’est un congé de maternité, comme le vive la majorité des mamans!

Sachant que 90% des fermes du Québec sont basées sur le modèle familial, c’est-à-dire que les propriétaires et leur famille vivent, prennent les décisions, contrôlent la gestion et fournissent l’essentiel du travail et du capital, qui prend la relève lorsque le temps d’arrêt devient une obligation?

Dans presque tous les cas, les premiers à se mobiliser et à répondre à l’appel d’urgence sont la famille et les proches! Mais, lorsque la convalescence doit s’étirer et que l’entreprise doit engager un employé (encore faut-il le trouver!) sur une longue période pour prendre la relève temporaire, la somme financière que cela représente peut parfois mettre en péril l’avenir de l’entreprise! La majorité de nos fermes familiales n’en ont malheureusement pas les moyens!

Parce que la non-proximité des services médicaux, le temps d’attente aux urgences (qui correspond à du temps ($) perdu) et les dizaines de kilomètres à parcourir pour rencontrer un spécialiste ne sont pas des facteurs facilitateurs, bien normal alors, que sur les lèvres des agriculteurs la phrase : « peut-être demain, si j’ai le temps! », soit à l’honneur! Et comme c’est aussi un réflexe naturel de se croire invincible et un automatisme de nier (demandez à tous les psychologues!), certains ont donc appris à vivre avec des douleurs physiques ou d’anciennes blessures, tandis que d’autres, souffrent en silence soit du stress occasionné par l’instabilité des revenus, la surcharge de travail ou la perte d’un être cher...

Voyant la nécessité et les besoins, des groupes de soutien se créent sur les médias sociaux et des réseaux d’entraide à l’intention des familles s’installent tranquillement et prennent place dans le paysage de nos campagnes, mais un jour qui sait, le service de médecine mobile sera peut-être de retour sur nos routes comme à une certaine époque où nos mères appelaient Télé-Médic pour qu’un généraliste passe à la maison diagnostiquer une otite ou un streptocoque! Ça donnait un bon coup de main! D’ici là, n’hésitez jamais à contacter les ressources disponibles, car c’est de votre santé dont on parle et on tient à vous!

Sandra Verret - Agri-chroniqueuse

Quelques ressources :

La vie que je t’impose

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La différence

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