Agrimom.jpg

L'agriculture positive!

Bienvenue sur le blogue d'Agrimom!

La fin des classes

La fin des classes

Yes, la cloche a sonné!

Une fin de septembre magnifique, une routine scolaire maintenant établie, les récoltes quasi terminées, les animaux encore aux champs, je souffle un peu…. De retour à la maison vers 15h une journée de la semaine passée, je regarde l’arrivée de mes enfants de l’école. Et ça me rappelait des souvenirs, de beaux souvenirs de mon enfance: de comment j’avais hâte à cette heure, malgré le fait que je ne détestais pas l’école en tant que tel, j’étais quand même très bien à la maison avec ma famille et j’avais très très hâte que la cloche sonne. Je me rappelle même de l’heure de la sonnerie de la fin des classes : 15h17… J’étais tellement contente de retourner chez moi, avec ma mère, manger un beigne Gailuron ou une pomme coupée en morceaux que je mangeais assise sur le divan, collée à mon frère en écoutant Félix et Ciboulette. Et oui, je suis de cette génération.

La fin des classes - Agrimom

Je disais donc que je regardais l’arrivée de mes enfants. Souvent, je vais les rejoindre, mais là je les regarde. Mes trois mousses remontent l’allée, elle est longue, très longue, il y a un petit champ entre la route et la maison, qui sert de pacage aux chevaux. Malgré la distance à faire à pieds, mais plus souvent à vélo pour eux, je les vois tellement heureux.  Les deux chiens,  aussi heureux qu’eux, courent les rejoindre, la petite Minoune Noire les suit d’un peu plus loin. Le vieux matou Marcel les attend bien couché en boule dans le milieu de l’allée.  Mes deux gars tirent leurs sacs d’école sur le côté et sautent dans le champ rejoindre leurs chèvres, en oubliant de se changer bien sûr. Ma fille se dépêche à venir ouvrir la porte du garde-manger en criant maman j’ai faim... Et je me dis que je suis chanceuse. Tellement chanceuse de pouvoir leur permettre ça. Leur permettre de faire comme moi à leur âge, tellement dur en 2017 de permettre une telle chose. Leur permettre de retourner chez eux, dans leur maison, leurs affaires, après la fin des classes. Leur permettre de grandir entourer d’animaux, leur permettre de pouvoir jouer dehors pendant des heures.  Oui, je suis chanceuse je ne suis pas toujours là, à la minute qu’ils arrivent, mais je ne suis jamais bien loin et si je ne suis pas là, je sais que mon cellulaire va sonner et que je vais entendre une petite voix me dire Maman t’es où? Maman tu arrives quand?  Maman on mange quoi pour souper ?  Maman devine quoi? Et si, je suis pour arriver plus tard, leur père passe les prendre et les emmène avec lui à l’étable ou aux champs à leur plus grand plaisir. Des fois, oui, je me sens aussi coupable de leur faire subir notre choix de vie, mais la semaine passée, cette journée-là, je les voyais rayonner de bonheur et j’étais fière d’être une maman agricultrice!

Les maudits travaux

Les maudits travaux

Mon amour dans le pré!

Mon amour dans le pré!