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L'agriculture positive!

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Ha! Comme je l’aime mon village!

Ha! Comme je l’aime mon village!

Ma saison de vêlage se déroule rondement, ma belle Pol Rosee m’a donné le mâle que je voulais, Romie la femelle si attendue et la nouvelle venue dans le troupeau Dreamgirl, des jumeaux, rien de moins pour commencer sa vie de vache! Je suis super contente, j’annonce les nouvelles naissances et mets des photos des nouveau-nées et des nouvelles mamans sur la page Facebook de la ferme… eh oui! Ma ferme est sur les réseaux sociaux. Une de mes petites touches personnelles que j’ai apportées à l’entreprise. Notre page est suivie par des amis, d’autres producteurs, des éleveurs d’un peu partout au Canada, mais aussi par plusieurs de mes voisins et citoyens du Buton. Cela me fait autant plaisir de savoir que des éleveurs de l’Ouest suivent le troupeau, que de savoir la population de mon village derrière nous me rend réellement fière.

Le Buton - Ha! Comme je l'aime mon village - Agrimom

Je suis native d’un petit village au pied des Appalaches, surnommé amicalement le Buton. Avec les années, comme partout ailleurs, le nombre de producteurs ne cesse de diminuer et la forêt reprend de plus en plus les parcelles de terre que des colons, il y a plus 150 ans, avait réussi à lui enlever. Quand je me suis associée à mon père en 2002, nous étions quatre producteurs de bœuf, 15 ans plus tard, il ne reste que nous... Mais nous avons la chance de compter encore sur des producteurs d’autres secteurs.

Malgré le fait que le Buton n’est pas un village agricole, je sens un réel intérêt et un respect pour nous. Je suis toujours surprise quand je vais à l’épicerie et qu’on me dit : « J’ai vu la photo de tes veaux, ils sont tellement beaux. » Je me rends à la quincaillerie : « pis tes vêlages? » À la pharmacie : « Le prix du bœuf, ces temps-ci c’est comment? » Ou encore, à la suite de ma dernière publication sur Facebook qui met en vedette ma nouvelle taure, les gens arrêtent à la ferme et me disent : « On vient voir tes jumeaux. » Et quand mon père, à la suite d’une récompense que nous avons obtenue, me dit : « J’ai été à l’épicerie, je ne pouvais pas faire deux pas sans qu’on me félicite! » Quand il m’a dit ça, j’étais moi aussi, très fière de mon père, qui est devenu producteur par la gauche en plus, quasi à l’âge de la retraite.  J’étais aussi tellement fière de mon village, de ces citoyens.  Est-ce qu’ils prennent tous conscience de l’importance de l’agriculture pour un village? Probablement pas. Qu’il l’accepte, s’en intéresse et la respecte, pour moi c’est déjà beaucoup.

 Je parle du Buton régulièrement parce que je suis fière d’avoir pu grandir, investir et établir un avenir dans mon petit village, pour moi, pas si éloigné… Quand je suis à des kilomètres de chez nous et que des éleveurs d’autres régions m’agacent avec mon Buton, je suis loin d’être froissée, au contraire, je me trouve chanceuse, car dans le plus profond de moi ce que je ressens c’est un amour inconditionnel pour mon coin de pays. Et que moi, je peux dire sans me tromper, que mon village m’aime autant que je peux l’aimer...

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort

Quel chapeau portez-vous aujourd'hui?

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