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L'agriculture positive!

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L'été de mes 12 ans!

L'été de mes 12 ans!

La fin des classes, un moment que j’adore! Qu’est-ce que vous voulez, j’aime avoir ma marmaille avec moi et oui aussi arrêter de me casser la tête pour les lunchs. Dernière année du primaire pour mon plus vieux. Moi aussi je vais le dire : Que ça passe dont vite! Déjà 12 ans pour Alexis.  L’adolescence pour ce petit ange adorable, au caractère bouillant, à la patience manquante, à la passion dévorante. Un mini moi, quoi ! Mais cet été de ses 12 ans qui s’annonce me chicote, pas qu’elle m’angoisse, mais me chatouille l’esprit…. Et si ces vacances qui se pointent à l’horizon me rappelaient mon été de mes 12 ans à moi ?
 

C’est probablement ça qui refait surface : mes souvenirs de cet été 1993 qui allait me faire vivre probablement l’événement le plus dur de ma vie, mais aussi le plus beau. Ces mois de juin-juillet-aout qui ont probablement sellé mon destin et aussi forgé la femme que j’allais devenir.
 

C’est cette année-là, à la fin des classes, en revenant de l’école pour diner que j’ai trouvé à la maison ma grand-mère au lieu de ma mère. Bizarre, ma mère était toujours à la maison. Ma mère était tombée gravement malade et ne revint à la maison que plusieurs mois plus tard. Malade, amaigrie, transformée.
 

Mais c’est cet été-là aussi que mon père fit l’acquisition de la ferme. Non, je n’ai pas grandi sur une ferme familiale.  Je suis tombée dans le monde agricole à 12 ans. Je devrais dire plutôt : je suis tombé en amour avec l’agriculture à 12 ans. 
 

L’été de mes 12 ans a été plein de premières pour moi.  Premier été sans ma mère : déchirement total et incompréhension.  Premier contact avec des vaches de boucherie : découverte d’une passion qui ne cessera de grandir avec les années. Première saison des foins, en petites balles carrées : découverte de muscles dont j’ignorais l’existence. Aussi, premier été avec ma première jument : une amie fidèle, qui a su remplir un grand vide et ça jusqu’à mes 18 ans.
 

Oui, durant ces quelques mois d’il y a maintenant 25 ans, j’ai du faire le deuil de la mère que j’avais connu, travaillante, souriante, aimante, protectrice et aussi tournée la page sur une enfance qui avait été magnifique… mais j’ai aussi vu naitre en moi cette passion que j’ai pour l’agriculture et encore plus pour la production bovine. Cette passion qui allait devenir mon métier quelques années plus tard et qui allait me permettre de tellement me rapprocher de mon père. Et cette même passion aujourd’hui me permet d’être aussi si proche de mon grand Alexis. 

 

 

 

 

 

Ahhhh la liberté !!!!!

Ahhhh la liberté !!!!!

Merci papa!

Merci papa!