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L'agriculture positive!

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Ma passion le safran

Ma passion le safran

Pour nous, tout a commencé suite à la diffusion d’un reportage à La Semaine Verte qui traitait de la culture du safran au Québec. Le coup de foudre pour cette culture fut instantané. Impossible à expliquer! Six mois plus tard, nous achetions une ferme pour débuter l’aventure. On se lançait dans le vide. Nous n’étions même pas encore emménagés dans notre nouvelle demeure que je partais en formation dans une safraneraie de France, et ce, sans même avoir une idée de ce que goûtait le safran… Une vraie folle ! Quand je vous dis « Coupe de foudre pour la culture », c’est réellement ça. Pour le goût, j’espérais…

Je me dois de vous raconter une anecdote de mon séjour en France: le jour précédent la formation, je suis allée visiter le musée du safran avec l’amie qui m’accompagnait. Comme ils y vendaient une panoplie de produits faits avec du safran, bien, on en a profité pour à peu près tous les acheter. Retournées dans la voiture, on s’est empressées d’ouvrir un sac de biscuits pour y goûter. J’allais enfin découvrir ce fameux goût qui ne ressemble à rien d’autre et qui est si apprécié. Première bouchée… Ouache! Si je vous dis que mon amie et moi, on n’osait même pas se regarder. On n’aimait pas ça ! Pas du tout ! Intérieurement, je me disais : « je ne peux pas croire que je suis venue en France, que j’ai déboursé ce montant d’argent là pour faire la culture de ÇA ! » Mais le safran a tôt fait de faire son effet. À peine 2 ou 3 minutes plus tard (et après avoir partagé nos sentiments mon amie et moi), je remettais la main dans le sac. Et là, la magie a opéré. Ça y était ! J’avais de nouveau un coup de foudre ! Mais cette fois-ci, pour le goût ! Disons que « la madame était contente ». Maintenant, j’en mets partout !

Vue de loin, la culture du safran semble facile. Mais, je vous assure qu’elle apporte son lot de défis. Disons que le Québec est loin d’avoir les conditions météo de l’Iran ou du Maroc… On doit adapter nos façons de faire. Je travaille donc là-dessus, conjointement avec le MAPAQ, l’IQDHO et d’autres safraneraies. On discute de nos problèmes/solutions/inquiétudes sur un groupe FB. Je chapeaute ce groupe, car je crois qu’on peut faire avancer cette culture et la rendre viable et rentable. Il n’y a rien de mieux que l’entraide pour y arriver.

Les défis du safran se retrouvent aussi dans son utilisation. Peu de Québécois en consomment. Le safran apporte beaucoup tant du côté alimentaire, que cosmétique ou que pharmaceutique. Il est plein de bénéfices pour la santé. En passant, j’étais folle comme un balai quand j’ai vu que ma crème pour le visage en contenait…

De mon côté, j’ai décidé de le faire apprécier principalement pour son côté gustatif. Je m’attaque, entre autres, au mythe que « le safran, c’est cher ». À ça, je réponds : utiliser du safran dans une recette ne revient pas plus cher que d’utiliser du basilic frais. Il faut simplement bien savoir l’utiliser. Je développe aussi des produits faits à partir de recettes provenant des pays du Moyen-Orient et d’Europe ou même typiquement québécoises. Je les adapte pour nous. Je veux faire apprécier les saveurs du safran, car le safran, ce n’est pas que pour la paëlla ! Personnellement, j’adore le sucre à la crème safrané (un pur délice) ou le yogourt au safran ou… Quand je vous dis que j’en mets partout ! Même dans mes œufs le matin…Et vous devriez goûter à mon petit dernier : un chutney de poire et oignon au safran. Totalement sublime dans un hamburger!

Le safran, pour moi, c’est devenu une vraie passion. Je crois que cette passion est la même pour toutes les safranières et tous les safraniers du Québec. Arrêtez dont nous voir ! Osez goûter ! Il nous fera plaisir de vous transmettre notre passion!

Merci papa!

Merci papa!

La saison impossible!!

La saison impossible!!