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L'agriculture positive!

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Rencontre sucrée version 2.0

Rencontre sucrée version 2.0

Tout a commencé en 2010 alors que je me sortais d’une séparation pénible d’avec le père de mon fils alors âgé de 4 ans. Ayant vécu en campagne toute ma jeunesse, j’aimais ces grands espaces, ces bonnes odeurs si particulières (bon, parfois plus particulières que bonnes !), les valeurs véhiculées par un mode de vie basé sur l’agriculture ainsi que les valeurs de ces agriculteurs.

En écoutant la Semaine Verte, un bon dimanche midi, j’ai entendu parler d’un site de rencontre pour agriculteurs. Dans les jours suivants, j’en ai parlé à des amies et cousines. Il y a même une amie qui s’est inscrite. J’allais pouvoir prendre connaissance de ce vaste monde qu’est la rencontre web… Pour ma part, j’étais assurée que les hommes étaient virés de ma vie pour un bon moment afin de reprendre pied solidement avec mon fils. En plus, les rencontres sur le web me laissaient vraiment très sceptique. Bref, j’ai laissé mon amie plonger en pensant bien rire. Finalement, son aventure dans ce monde a été fructueuse de rencontres, pas vraiment sérieuses, mais c’était ce qu’elle souhaitait à l’époque.

Une journée, chez mon amie, je me suis familiarisée avec le concept et j’ai vu le potentiel. Je pouvais aussi m’inscrire pour amitié ! C’était ce dont j’avais besoin, mon réseau social (le vrai là, avec des humains en chair et en os, des amis bref…) avait été anéanti dans mon ancienne relation. Le soir en rentrant chez moi, j’ai ouvert une bouteille de vin et j’ai apprivoisé la bête ! Et oui, je m’étais inscrite ! Aussitôt mon profil publié, j’ai commencé à recevoir des messages. Des «J’aime» qui s’appelaient des «cupidons», je crois. Il y a même un mâle hardi qui m’avait envoyé deux «J’aime», le même jour, mais sans message… Sa photo de profil sur le site me donnait une vague idée de son apparence réelle. Un gars correct, sans plus. Je me suis bien amusée à échanger avec d’autres gens sur ce site. Je me disais que trouver des amis pour prendre un verre ou un café, ce serait super et suffisant pour moi.

Finalement, le cachotier qui semblait bien m’aimer au départ se tenait tranquille jusqu’à un jour, deux semaines plus tard. C’est là qu’il m’a expliqué qu’il était dans les sucres, et oui on était en mars, et qu’il devait mettre de l’argent pour m’écrire… Voilà, tout s’expliquait ! Nous avons alors commencé à échanger en nous écrivant durant quelques jours sur le site directement. J’ai appris qu’il avait aussi un fils de 4 ans, bientôt 5. Nos deux fils ont 8 mois de différence. Après tous ces échanges, la peureuse était plus rassurée, je lui ai donc donné mon adresse courriel. La minute suivante, je recevais une demande d’amitié sur Facebook. Depuis quelques jours, j’échangeais avec lui, mais je ne connaissais que son prénom. Sur Facebook, l’homme qui voulait être ami avait le même prénom, mais la photo de profil ! J’ai dû la regarder à plusieurs reprises pour faire le lien avec le site de rencontre. Il était tellement plus beau là ! Quelles chaleurs j’ai eues. Je n’en revenais pas qu’il s’intéresse à moi, un si beau gars. Enfin, j’ai fini par en revenir tout de même. Nous avons échangé par courriels et Facebook encore quelques jours jusqu’à ce que nous décidions de nous parler au téléphone. Un vendredi soir, 21 heures, les enfants seraient couchés et nous pourrions parler.

Nous avons vraiment connecté, j’ai adoré son rire. Notre discussion a duré un bon et beau cinq heures, sans blanc ni temps mort. Nous avons raccroché vers deux heures du matin, fatigués, mais heureux. Le samedi, nous avons échangé des courriels et c’est là qu’il m’a offert de me rencontrer. «On pourrait aller prendre un café demain ?». Parfait, un lieu neutre, pas de danger, aucune obligation. C’était OK pour moi. Message suivant : «À moins que tu veuilles venir à la cabane avec moi !». Bon, un peu plus dangereux, mais j’avais confiance et, seul à seul, pour moi c’était parfait. Après quelques minutes de réflexion, j’ai accepté. Il m’invite alors à me rendre à sa ferme pour embarquer avec lui pour me rendre à la cabane, parfait pour moi.

Le dimanche, jour de la rencontre, arrive et moi aussi. J’entre dans la cour de la ferme et je LE vois… Encore plus beau que sur les photos. «Mautadine, mes jambes vont me lâcher pis je vais m’«effouerrer» dans la bouette en sortant du char!!!» que je me dis. Bref, trop beau. Je descends de ma voiture doucement en m’assurant que mes jambes vont porter mon poids. Tout est correct, je survis. Alors, je le salue et il m’annonce qu’on va embarquer chacun dans notre auto pour se rendre au bord du chemin menant à la cabane pour que j’aie accès à ma voiture en fin de journée. Et là, je vois son fils, ma future belle-mère, chargée de sacs et de glacières en tout genre, sortir de la maison et embarquer aussi. «OUPS, on ne sera pas seul à seul ça ben l’air !». Rendu au bord du chemin, tout le monde embarque dans son véhicule.

Un coup rendu à la cabane, il y a d’autres gens… son père et son grand-oncle. Quelle première rencontre seul à seul ! Ça m’effrayait beaucoup au départ, mais j’ai vite constaté que c’était des gens humains, aimables, avec les valeurs à la bonne place, du vrai bonbon.

Nous avons quand même pris le temps de marcher main dans la main, et papillons dans le ventre, pour la visite de son érablière.

Avant de quitter, en fin de journée, je lui ai demandé s’il voulait qu’on s’appelle. Il a répondu : «OUI», j’ai demandé : «Quand?», «Ce soir» fût sa réponse ! J’ai su à ce moment que nos sentiments étaient réciproques. Et moi qui pensais évincer les hommes de ma vie pour un bon bout… C’est ce jour-là que notre aventure a commencé, un 28 mars 2010.

En passant, il me répète encore, à la blague, que j’ai gâché ses sucres, parce que cette année-là, le 30 mars, tout était fini ! On en rit depuis…

29+10 (lettre à toi mon ami)

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Le jour où notre monde s’est effondré

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