Agrimom.jpg

L'agriculture positive!

Bienvenue sur le blogue d'Agrimom!

Un avenir qui leur appartient

Un avenir qui leur appartient

C’est drôle comment nos enfants peuvent avoir les mêmes parents et être complètement différents. Physiquement ma fille est grande, cheveux roux bouclés et yeux pairs tandis que mon fils est petit, cheveux noirs raides et yeux brun très foncé. Mais ce n’est pas tout, ils ont deux tempéraments bien différents. Ma fille, une artiste dans l’âme, très extravertie, qui n’a pas la langue dans sa poche. Mon fils, un grand songeur, ingénieux, très introverti et gêné. Heureusement malgré leurs grandes différences, ils s’entendent à merveille, la plupart du temps !

Avenir sur la ferme

On s’entend qu’avec 2 parents qui travaillent sur une ferme, ils ont intérêt à avoir du plaisir ensemble, car ils sont souvent laissés à eux-mêmes. Une des plus belles forces que mes deux enfants ont développé rapidement c’est l’autonomie. Ils sont très débrouillards et imaginatifs. Bien sûr, comme chaque enfant, ils ont parfois de ‘’bonnes idées’’ qui finissent mal. Je les vois grandir et je les trouve chanceux de vivre sur une ferme aux côtés de leurs parents. Je n’ai pas connu ça, étant à la base une petite fille de la ville et je les envie. Ils jouent dehors, découvrent le monde qui les entoure et respirent le grand air. Ils ne passent pas leur temps devant une console de jeu ou un écran. Ils viennent aussi nous aider à faire le train. Ils sont libres de faire ce qu’ils veulent, mais ils ont compris assez rapidement, surtout Éva, que lorsqu’ils nous aident c’est payant et on finit plus vite.

2.jpg

Depuis sa tendre enfance, ma fille a toujours eu un amour inconditionnel pour ses vaches. Elle s’intéresse à pas mal toutes les facettes de la ferme et aime nous suivre au travail. Elle dit depuis toujours que plus tard elle veut être productrice laitière et qu’un jour ce sera sa ferme. En 1e année elle a même voulu lâcher l’école pour commencer tout de suite sa vie de grande sur la ferme. Selon elle, pas besoin d’étudier, elle connait déjà son métier et pour le reste, papa allait lui montrer ! Nous lui avons expliqué que pour toutes les raisons que vous connaissez déjà, c’est important d’aller à l’école. Elle pourra ainsi apprendre plein de nouvelles choses et devenir meilleure que papa dans son domaine. Mais pas question qu’elle manque quoi que ce soit d’important à l’étable quand elle n’est pas à l’école. Et elle est bonne en plus ! Elle n’a pas peur, fonce, apprend vite et surtout a un très bon sens de l’observation. Si une vache est en chaleur, va de travers ou est en mauvaise posture, c’est certain qu’elle le remarquera. Elle est tellement belle à voir aller, je suis fière d’elle et j’ai vraiment l’impression qu’elle pourrait être une brillante agricultrice.

De son côté, mon petit bonhomme est beaucoup moins passionné que sa sœur. Bien que si vous lui demandiez s’il aime les vaches il vous répondra avec fierté un grand OUI. Par contre, il les aime à petite dose. Il est toujours le premier à me demander quand on va partir, me dire «pas encore à l’étable», ou demander s’il peut rester à la maison. Quand il est à l’étable, il préfère de loin jouer dehors ou faire du vélo que de nous aider à faire le train. S’il vient nous aider, il salue les vaches, prend une fourche, ramasse quelques tas et part vaquer à ses occupations. Il ne prend pas plaisir comme sa sœur à faire les tâches quotidiennes à la ferme. Même aller en tracteur dans le champ ne l’attire pas. Il trouve ça long et ennuyeux. Quand on lui demande ce qu’il veut faire plus tard, il nous répond qu’il sera un inventeur et il viendra aider sa sœur une fois de temps en temps. Quelle belle idée mon grand garçon ! Vous savez quoi, il n’aime pas vraiment la ferme et c’est bien correct comme ça. Cet été, pendant que sa grande sœur était dans un camp de chant, il a enfilé sa chienne de travail et m’a demandé s’il pouvait m’aider. Nous avons passé l’avant-midi à travailler ensemble et ce fut un moment de pur bonheur. Il était tellement beau avec son chapeau de paille à poser mille et une questions. J’étais fière de lui, comme je le suis quand il fait autre chose à l’extérieur de la ferme, mais là de pouvoir lui transmettre mon savoir me rendait encore plus heureuse. Qui sait, peut-être que son amour pour l’agriculture se développera tranquillement pas vite…

Jamais je ne vais forcer un de mes enfants à prendre la relève. Leur vie et leur avenir leur appartiennent. Je suis une petite fille d’asphalte qui a grandi en ville et dont les parents travaillaient à Montréal qui a abouti en campagne à traire des vaches. Si mes enfants veulent un jour partir pour la grande ville, ce sera leur choix et je les soutiendrai. Tout ce que je leur souhaite c’est d’être heureux et passionnés comme je le suis. Évidemment, dans le fond de mon cœur j’espère que l’un d’eux ou les deux reprennent la ferme et poursuivent notre rêve, mais si ce n’est pas le cas, nous aurons vécu notre rêve à nous et ils vivront le leur !

Retour aux études en agriculture!

Retour aux études en agriculture!

Premier été sur la ferme

Premier été sur la ferme