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L'agriculture positive!

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Une patate, c’est une patate!

Une patate, c’est une patate!

Lorsqu’on débute son entreprise, on se cherche des clients, on essaie de répondre à toutes les exigences. Avec le temps, j’apprends à répondre à ces clients qui recherchent un prix plutôt qu’un produit. Cette année, j’ai même refusé une vente… par principe que je ne voulais pas « donner » mon produit, ou le vendre à quelqu’un qui négocie exagérément versus mes super clients prêts à m’encourager et qui sont présents, année après année sans rien demander.

Une patate, c'est une patate!

Ce n’est pas facile, suite à cet événement, je me trouvais bizarre d’avoir refusé une vente pour une différence de 2$! Pourtant, mon produit a une valeur raisonnable, je fais le tour des marchés et des épiceries pour fixer mon prix et je m’assure de rentabiliser mon coût de production. Non, mais quand même ces patates, je les ai plantés et j’ai épandu l’engrais à la main. Pour ne pas mettre d’herbicide, j’ai désherbé au pyrodésherbeur (donc à la main) et j’ai fait une seule application d’insecticide sur le feuillage pour contrer ce fameux doryphore (et je peux dire qu’avant cette application, il y a eu quelques ramassages manuels). Par la suite, récolte manuelle et lavage à la main! Chaque tubercule est donc inspecté avant l’ensachage … Gagez-vous qu’elles sont plus belles, plus fraîches et meilleures que ce qu’on retrouve à l’épicerie?

Donc pour revenir à mon monsieur (bougon en plus), il me dit « qu’est-ce qu’elles ont tant vos patates pour les vendre cher de même, une patate, c’est une patate! » Bien non mon cher monsieur, car mes patates, elles ont beaucoup moins d’insecticides qu’une patate conventionnelle, aucune application de fongicide, elles sont fraîchement cueillies, elles ne noircissent pas à la cuisson. Elles n’ont pas fait des centaines de kilomètres en camion pour se rendre du point A à B puis à C. Et, c’est bizarre, mais elle goûte la bonne patate : sucrée, goûteuse, ferme, elle a moins de 1 semaine depuis sa récolte. Donc, j’ai dit à mon monsieur que je ne baisserais pas mon prix… Un client de moins, car je ne pense pas qu’il va revenir, mais en même temps, est-ce ce genre de client que je désire ou bien des clients heureux de m’encourager, qui sont conscients du travail que cela comporte et qui savourent de bons légumes frais et goûteux?

Oui, je me la casse la patate à soigner comme cela mes produits, mais j’ai le contrôle de mes variétés, les formats, le goût, les moments de récoltes pour avoir un produit le plus frais et de belle qualité possible et c’est notre fierté nous les agriculteurs d’offrir ces denrées après avoir tant travaillé!

Annie Drolet - Cultures Bonne-Terre, ferme maraîchère

www.culturesbonneterre.ca

Matins de plénitude…

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La déprime saisonnière… peut-être?!

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